Matriochka, esquisse d’un récit prolétarien

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Article mis en ligne le 10 septembre 2019
dernière modification le 23 juin 2020
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"On pardonnera à un modeste travailleur, perdu dans un coin obscur, d’avoir reculé devant une tâche impossible pour lui, et d’avoir mieux aimé laisser ce livre imparfait que de ne pas l’écrire du tout" (Henri Hauser, Ouvriers du temps passé, 15e-16e siècles, Felix Alcan 1927, pages XVIII-XIX ; Cf. la somme délicieuse d’Alain BIHR).

Patience, patience ...

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Voir la frise en PDF :

Présentation de la page Matriochka :

IN ENGLISH : what is Matriochka about ?

EN ESPAÑOl : Presentación de la página Matriochka

Caviardée, une lithographie (1920) de l’affichiste russe Victor DENI (1893-1946) devient ouverture. Ici, le ballet d’une sorcière a remplacé le chef génial pour nettoyer les écuries d’Augias de toutes les dominations.

Tout en haut de la frise chronologique, le temps long géopolitique, impérialiste, de la mort de Louis XIV (1715) au grand retour de la Chine après 1979. Cet « empire du Milieu » avait subi au XIXe siècle les ambitions occidentales. Les Chinois d’alors s’étaient vigoureusement opposés aux importations clandestines d’opium organisées par les Anglais qui vendaient la drogue produite dans leur colonie indienne contre l’achat de porcelaine et de thé. Une seconde guerre de l’Opium (1856-1860) vit l’incendie du palais d’été de l’empereur par un corps expéditionnaire franco-britannique. De nouveau humiliée, contrainte à d’autres concessions commerciales, la Chine va assister à la montée en puissance du « Soleil-Levant ».

1856 marque aussi la fin de la guerre de Crimée qui opposait depuis deux ans la France, la Grande Bretagne et l’empire Ottoman à la Russie pour le contrôle des détroits du Bosphore et des Dardanelles. Empêchée d’accéder aux mers chaudes, l’expansion russe va se poursuivre à l’Est où est créé le port de Vladivostok (1859 ; « domination de l’Orient » en russe), fenêtre sur l’océan Pacifique...LIRE LA SUITE

1898 – Festin impérial :

Depuis des siècles, les Européens achètent ses merveilles [Paru en Italie en 1298, le « Livre des merveilles » de Marco Polo – mélange de réel et de pure invention – a une portée considérable en Europe … Nous devons d’ailleurs beaucoup à la Chine qui a découvert ou inventé la boussole et le gouvernail, le papier et l’imprimerie, la soie et la porcelaine, la brouette et l’ombrelle, le cerf-volant et la poudre à fusée, le thé et les spaghettis : Cf. bibliographie.] à la Chine, sans pratiquement rien lui vendre en retour. Début XIXe, elle concentre environ 1/3 de la richesse mondiale [BUHLER, MADDISON]. Après les « guerres de l’opium » et sa défaite face aux Japonais [En 1894, la flotte chinoise est écrasée à Yalu ; la Corée devient un protectorat japonais en 1897.], l’Empire du Milieu est à genoux, bientôt dépecé par Russes, Allemands, Anglais, Français …LIRE LA SUITE

L’année 1905 :

Au lendemain de la défaite française de 1871, deux pays dominent les relations internationales : l’Allemagne le continent, l’Angleterre le monde. Tandis que s’achève l’exploration du globe (Amundsen atteint le pôle Sud fin 1911), que d’effervescentes ruptures saisissent l’art (Van Gogh, Picasso) et les sciences (Einstein, Freud), la compétition impérialiste s’intensifie.
En Asie, la volonté d’expansion russe se heurte à l’Angleterre : la baleine souhaite défendre l’Inde contre l’ours qui veut occuper le plateau afghan. Deux jeunes puissances rivalisent aussi avec les Européens. L’Espagne est ainsi humiliée par les USA (1898) et la Russie écrasée par les Japonais (1904/ 1905).
Mais, le 9 janvier, une foule immense d’étudiants, d’ouvrières, et même de popes - dont le fameux Gapone, indicateur policier - portant bannières et icônes se dirige vers le palais d’Hiver avec une pétition pour le tsar. Sans sommations, les gardes tirent : des centaines de tués, des milliers de blessés... LIRE LA SUITE

L’année 1943 :

Diffusée depuis Radio Belgrade, la chanson Lili Marleen devient un tube mondial. - Quelques étudiants allemands en médecine ou philosophie, et leurs proches, créent la Rose blanche. Ce groupe inscrit des slogans (« Liberté », « Hitler, massacreur des masses ») sur les bâtiments officiels et distribue des tracts entre juin 1942 et février 1943. Ces jeunes qui n’ont rien connu d’autre qu’éducation et propagande nazies écrivent : « On a essayé, dans ces années si importantes pour notre formation, de nous ôter toute personnalité, de nous troubler, de nous empoisonner. […] La fin sera atroce mais si terrible qu’elle doive être, elle est moins redoutable qu’une atrocité sans fin. » Hans et Sophie SCHOLL franchissent un pas supplémentaire en les dispersant dans le hall de l’université de Munich. Arrêtés, ils sont rapidement décapités.... LIRE LA SUITE

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