2011
Article mis en ligne le 10 juin 2022

« L’Ordre des choses » (film italien de 2018), brûlot politique sur les politiques migratoires ?

Rinaldi, policier italien de grande expérience, est envoyé par son gouvernement en Libye afin de négocier le maintien des migrants sur le sol africain. Sur place, il découvre le monde complexe des milices et des trafiquants en tous genres qui exploitent la détresse des réfugiés. Il rencontre aussi dans un centre de rétention, Swada, une jeune somalienne qui le supplie de l’aider. Habituellement froid et méthodique, Rinaldi va devoir faire un choix douloureux entre sa conscience, son propre confort (vie familiale) et la raison d’Etat : est-il possible de renverser l’ordre des choses ? Passionnant par sa dimension documentaire, ce film est un témoignage édifiant sur le cynisme avec lequel l’Union européenne gère la crise migratoire, laissant les pays de transit comme Libye ou Turquie « faire le sale boulot ». « Le réalisateur, Andrea SEGRE, 41 ans, se passionne pour les migrants : il leur a consacré deux documentaires forts (Come un uomo sulla terra, en 2008, et Mare chiuso, en 2012, ce dernier diffusé sur France 2 dans le cadre d’Envoyé spécial), ainsi que son premier long métrage de fiction, La Petite Venise (2010), récit attachant de l’amitié entre un vieux pêcheur vénitien et une jeune Chinoise … ».
Lire la suite sur le site de Télérama