Derniers livres reçus à la bibliothèque du CRAS
Article mis en ligne le 18 novembre 2021
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17 novembre 2021

Derniers livres reçus à la bibliothèque du CRAS

DIVERS :
- « Tout le monde peut être féministe », de Bell Hooks (Gloria Jean Watkins), éditions Divergences, 2020
- « Crimes & peines. Penser l’abolitionnisme pénal », de Gwenola Ricordeau, Editions Grevis, 2021
- « Du pain et des roses. Appartenance de genre et antagonisme de classe sous le capitalisme »,
Andrea D’Atri, éditions Communard.e.s, 2019
- « Maquis - Histoires des guérillas anti-franquistes » de Secundino Serrano, éditions Nouveau monde, 2021.
- « Ecos y pasos perdidos de Juan Garcia Oliver », d’Agustin Guillamon, éditions Calumnia, 2021
- « Job Sept-Deniers, de l’usine à l’espace citoyen », Collectif (dir. François Coulomb), autoédition, 2021.

ÉDITIONS LE MONDE À L’ENVERS :
- Métro, boulot, chimio, collectif, 2012
- Le revenu garanti : une utopie libérale, Vidal Aude, 2020
- Linky : surveiller et gérer. Collectif Écran total, 2020
- L’université désintégrée, Groupe Grotendieck, 2021
- La nature comme marchandise. Une série d’entretiens, d’Antoine Costa, 2018
- Le vide à moitié vert. La gauche rouge-verte au pouvoir : Le cas de Grenoble, Le Postillon, 2021
- Les invisibles, de Nanni Balestrini, 2019
- Les aventures de Red Rat (tome 3), de Johannes Van de Weert, 2017
- Grenoble Calling, Une histoire orale du punk dans une ville de province 1980-2020, de Bonnani Nicolas et Capelier Margaux, 2021
- Personne ici ne sait qui je suis, Picaud Coline, 2020
- Mais pour toi demain il fera beau, Picaud Coline, 2018

BLACK-STAR (S) ÉDITIONS :
- Seal wars, 25 ans sur la ligne de front, Paul Watson, 2020
- La voix de la forêt, biographie, de Bruno Manser, 2020

ÉDITIONS LE COQUELICOT :

- “Ortiz, général sans dieu ni maître” de J. J. Gallardo et J. M. Marquez, 434 pages, 2020
Dans ce livre, J. J. Gallardo et J. M. Márquez essaient de clarifier, sans préjugés ni tabous, la trajectoire et la conduite d’un militant anarchiste célèbre, Antonio Ortiz, de son enfance et sa jeunesse jusqu’à son exil au Venezuela. L’intérêt de ce livre réside dans cette investigation historique. Ortiz fut Secrétaire du Syndicat du bois de Barcelone, membre du groupe Nosotros, chef de colonne et de division sur le front d’Aragon, accusé de vol et de trahison, victime d’une tentative d’assassinat, combattant avec les troupes alliées pendant la Seconde Guerre mondiale, acteur d’un attentat raté contre Franco... Une investigation qui, aussi, n’élude pas les affrontements au sein de la CNT.

- “Soixante dix jours en Russie et autres textes” d’Angel Pestaña, 303 pages, 2020
En 1919, la CNT (Confédération Nationale du Travail), décidée à clarifier ses positions sur la révolution bolchevique, mandate trois délégués au IIe Congrès de l’Internationale Communiste à Moscou. Seul Angel Pestaña arrive à destination et participe, de juillet à août 1920, aux séances de l’Internationale Communiste et aux balbutiements de l’Internationale Syndicale Rouge.
Au retour, il est arrêté et reste en prison à Barcelone jusqu’en avril 1922. Il rédige alors les trois documents qui composent cet ouvrage :
Le texte principal : Soixante-dix jours en Russie - ce que j’ai vu, suivi de :
-  Mémoire sur le second congrès de la IIIe Internationale
- Considérations et jugements concernant la IIIe

- “Contribution à l’histoire de la CNT en exil”, de José Barruezo, 293 pages, 2021
Ce récit porte essentiellement sur le témoignage de José Berruezo, militant engagé dès la sortie des camps d’internement en 1939, dans l’impérieuse nécessité de la reconstruction de la CNT. 
À la fois témoin et acteur des événements après la guerre civile et pendant la seconde guerre mondiale, il nous offre dans son livre un précieux et authentique témoignage sur la difficile renaissance de la CNT espagnole en exil. 
Ces pages relatent l’histoire d’hommes qui coordonnent leurs efforts avec la Résistance française dans la lutte contre l’envahisseur fasciste, s’organisent en douze régions, publient circulaires et journal clandestin et permettent ainsi le retour de la CNT à la Libération.

- “Un fief capitaliste, Le Creusot” de J. B. Dumay, 75 pages, 2021
“Un fief capitaliste” peut être considéré comme la première enquête syndicale du mouvement ouvrier français. 
À sa première parution en 1882, on envisagea en "haut lieu" d’interdire ce texte écornant gravement l’image de "patronat social" des Schneider dans leur fief du Creusot. L’exemple de la lutte autour de la gestion de la caisse de secours est à cet égard édifiant. 
À l’heure de la finalisation de la privatisation de la sécurité sociale au profit d’assureurs bavant sur le pactole, ce texte présenté par son auteur au congrès de la région de l’Est du Parti ouvrier en 1881 à Saint-Étienne, montre ce vers quoi nous sommes renvoyés depuis l’offensive néo-libérale de la Compagnie "Thatcher-Reagan & Macron".
Préfacé et accompagné d’une biographie détaillée de J.B. Dumay, voici un texte indispensable.

ÉDITIONS DU BOUT DE LA VILLE :
- “Plein le dos, 365 gilets jaunes”, Collectif, 366 pages, 2020
Depuis novembre 2018, le gilet jaune est devenu l’emblème de la lutte, son talisman. Il donne de la force à celles et ceux qui le portent, et des cauchemars au gouvernement. Au dos du gilet, chacun, chacune, raconte la survie quotidienne, le travail, la violence policière, les espoirs de changement, de révolution. Des blagues, des insultes, des chansons, des citations aussi. Une culture populaire, fière et fraternelle, s’affirme face à l’exploitation ordinaire et au mépris de classe. Ce livre propose une sélection de 365 dos de gilet. Il a vu le jour grâce au collectif Plein le dos, qui recueille des milliers de photographies depuis le début du mouvement. Les bénéfices seront reversés à des caisses de solidarité avec les blessé.e.s et les inculpé.e.s.

- "Blues in the Mississippi night", d’Alan Lomax, 119 pages, 2021
Un soir de 1947, Alan Lomax, inlassable collecteur des cultures populaires, et notamment de la musique des Africains-Américains, réunit trois bluesmen de la région du Delta du Mississippi dans un studio à New York : « Tous les trois, vous avez vécu avec le blues toute votre vie, mais ici personne ne comprend ce que ça veut dire. Dites-moi ce que c’est que le blues. »
« En fait, il faut avoir le blues pour jouer le blues », lance l’un d’eux. Entre deux éclats de rire, les trois hommes noirs laissent entrevoir par des anecdotes vécues l’enfer qui a fait naître leur art : ces anciens états esclavagistes du Sud où la ségrégation était loi, et où quiconque refusait de s’y soumettre était menacé de prison ou de lynchage. Leur discussion met en lumière, comme rarement auparavant, l’un des aspects les plus sombres de la réalité américaine. Big Bill Broonzy, Sonny Boy Williamson et Memphis Slim disent la solitude, l’errance, la guerre de tous contre tous pour quelques dollars. Ils racontent les journées sur les chantiers et les nuits dans les tripots. Ils décrivent un monde terrible où les anciens maîtres règnent encore.
Un disque a été tiré de cet enregistrement historique. Sa transcription bilingue est accessible ici pour la première fois, accompagnée d’une préface d’Alan Lomax et d’un lien de téléchargement audio.

- “Je ne pensais pas prendre du ferme” Collectif, 187 pages, 2021
L’incroyable mouvement de contestation des Gilets jaunes a connu, depuis sa naissance, la violence de la police comme celle de la justice. Des milliers de Gilets jaunes font l’expérience de la garde à vue – la plus courte des peines d’enfermement. Plus de 500 d’entre eux écopent d’une peine de prison ferme.

- « La peine de mort n’a jamais été abolie », L’Envolée, 128 pages, 2021

ÉDITIONS LE CALICOT :

- “L’anarchie ou le chaos” de Philippe Godard, 218 pages, 2018
Que disent les anarchistes des grandes questions contemporaines ? Nous n’entendons jamais leurs opinions à propos du dérèglement du climat, de la consommation de masse, de la corruption des politiciens ou de l’individualisme ... Ils n’ont donc aucune idée ? Ils ne cherchent qu’à provoquer l’insécurité et le chaos ?
L’anarchie n’est pas le chaos... mais les opinions des anarchistes dérangent. Pourtant, si nous connaissions mieux leurs idées, nous saurions qu’il y a cent cinquante ans (déjà !), un anarchiste a « pensé » l’empathie (qui n’est donc pas une découverte de notre époque), ou encore que les anarchistes ont été des centaines à imaginer et à mettre en oeuvre des systèmes éducatifs bien plus « performants » et émancipateurs que ceux que nous connaissons.
Laissons la parole aux anarchistes. Même si l’anarchie nous semble parfois irréalisable, quel formidable remue-méninges qu’une utopie !

- “C’est foutu ou pas ?” de Philippe Godard, 92pages, 2020
Beaucoup d’entre nous pensent que c’est foutu. Que la planète ne va pas survivre à toutes les pollutions, aux incendies de forêt en Amazonie et en Australie, au continent de plastique dans l’Océan, aux pandémies mondiales, aux cyclones et aux tsunamis... Dans un tel tourbillon d’angoisses quo­tidiennes, imaginer l’avenir, un futur qui ait du sens, est la meilleure voie pour se dégager de la désillusion ambiante et pour construire une vie libre !

ÉDITIONS NOIR ET ROUGE :

- “La CNT dans la révolution espagnole” de José Peirats, 485pages, 2019
À la demande de la Confederacién Nacional del Trabajo (Confédération nationale du travail), CNT, en exil en France, José Peirats a été chargé de rédiger une histoire de ce mouvement. Une décision courageuse, alors que cette organisation anar-chosyndicaliste était fragilisée par une scission en exil et dans l’Espagne franquiste, et que la répression des services secret s franquistes ne ménageaient ni l’une ni l’autre. Le même phénomène touchait plus profondément le PC espagnol, sommé d’appliquer dans ses rangs la politique anti titiste de l’URSS. José Peirats était donc naturellement enclin à adopter un recul critique, tout en expliquant les attitudes et les réactions des dirigeants et des militants de base, leurs évolution, pendant la « révolution espagnole ». Révolution encore bannie et/ou calomniée actuellement par certains historiens officiels espagnols et étrangers comme on l’a constaté en 2010 pour la commémoration du centenaire de la fondation de la CNT. José Peirats a recueilli des documents, consulté des protagonistes, puis il a conçu et rédigé son ouvrage entre 1950 et 1953. Comme il le dit lui-même dans les deux introductions respectivement de la première et de la seconde édition, Peirats imaginait pouvoir embrasser en un seul livre tous les aspects de l’histoire de la CNT. Il a finalement achevé trois tomes.

- “Révolution anarchiste en Mandchourie (1929-1932)” de Emilio Crisi, 183pages, 2019
Approche historique de l’expérience de la Commune libertaire initiée par
L’anarchisme coréen à l’Est de la Mandchourie.
Pendant de nombreuses années, une forte communauté de Coréens s’était installée en Mandchourie et voulait affirmer son autonomie face à l’armée d’invasion japonaise. Plusieurs courants politiques existaient : anarchistes, marxistes et nationalistes, qui prônaient l’unité pour chasser les Japonais, chacun redoutant d’être manipulés par les fractions rivales. Ils souhaitaient construire une société à leur manière en repoussant l’invasion nipponne.
Ces luttes en Mandchourie entre 1929 et 1932 furent influencées à la fois par le marxisme léninisme soviétique, les courants nationalistes plus ou moins dictatoriaux et l’anarchisme prolétarien et syndicaliste de Russie et d’Europe. Notre militantisme actuel et nos connaissances des réalisations du mouvement libertaire ne peuvent que s’enrichir de cette expérience de lutte menée par les anarchistes coréens de Mandchourie en collaboration avec une grande partie de la population paysanne.

- “La fascinante démocratie du Rojava - Le contrat social de la Syrie du nord” de Pierre Bance, 600 pages, 2020
Le Rojava n’est pas seulement une épopée militaire des Kurdes de Syrie contre l’État islamique, un havre d’émancipation pour les femmes, un imbroglio diplomatique digne de l’histoire moyen- orientale, un destin que l’on craint tragique, c’est aussi et d’abord une expérience politique et sociale inédite et fascinante. PIERRE BANCE
Inédite, car elle lie, dans un même contrat social, la démocratie directe et le parlementarisme. Alliage improbable de communes autonomes, d’assemblées législatives et de conseils exécutifs fédérés. Fascinante, parce que fondée sur les droits de l’homme, les libertés fondamentales et l’écologie sociale, elle s’exprime au cœur d’un Proche-Orient pétri de dictatures, de démocraties chaotiques, d’États-nations aux visées hégémoniques, au milieu de sociétés aux coutumes patriarcales et aux pratiques religieuses conservatrices. Fascinante encore quand elle réussit à unir 
dans une même auto-administration, à égalité de droits et de devoirs, les peuples kurde, arabe, assyrien, chaldéen, turkmène, arménien, tchéchène, tcherkesse... de diverses confessions musulmanes, chrétiennes et yézidie, là où dominait la loi du plus fort.

ÉDITIONS L’ÉCHAPPÉE :

- “Pour un anarchisme révolutionnaire” Collectif Mur par Mur, 189 pages, 2021
Depuis ses premières formulations au XIXe siècle, l’anarchisme a toujours désigné des idées et des pratiques hétérogènes, et parfois contradictoires : des organisations révolutionnaires clandestines aux syndicats les plus légalistes, en passant par les désertions individualistes et les écoles alternatives. Aujourd’hui, imprégné par l’idéologie postmoderne, il prend majoritairement la forme de revendications identitaires. La lutte contre toutes les dominations a remplacé la lutte de classe, la dénonciation de la norme s’est substituée à l’une des visées premières de l’anarchisme : la destruction du pouvoir.
À l’inverse de cette tendance, ce livre défend un anarchisme révolutionnaire qui vise la destruction de l’État et du capital. Il ne s’agit pas de répéter les vieux poncifs naturalistes et progressistes du XIXe siècle, ni de rechercher une pureté idéologique, mais de reprendre le fil de l’histoire de ce courant de pensée et de luttes en le mettant en prise avec notre époque. Et ce, en vue de tenter de répondre à ces questions fondamentales : qu’est-ce que le pouvoir et l’exploitation ? Qu’est-ce qui y résiste ? Comment passer de la résistance à la révolution ? Que faut-il détruire et dans quel but ? Que pourrait être une société anarchiste, libérée du travail et de l’économie ?

ÉDITIONS SYLLEPSE :

- “Tout le pouvoir à l’assemblée !, Une histoire du mouvement ouvrier espagnol pendant la transition (1970-1979)” d’Arnaud Dolidier, 296 pages, juin 2021
Dès le début des années 1970, les luttes ouvrières et sociales se multiplient en Espagne. Par ailleurs la dictature veut devenir plus présentable. Une « transition » avant l’heure s’amorce sous la pression populaire. Après la mort de Franco, en 1975, la « transition » s’organise en bon ordre avec la participation des partis socialiste et communiste. Cependant, de nombreux travailleurs et habitants des quartiers populaires veulent voir satisfaites leurs revendications sociales et changer de société.
Cette contestation sociale prend la forme de multiples assemblées, pratiquement permanentes et qui décident et organisent ce mouvement social original. C’est l’histoire de ce mouvement que nous propose ce livre. Revenant sur les luttes sociales sous le franquisme qui ont préparé l’éclosion de ce mouvement, il fait ensuite le récit de cette turbulente période. Appuyé sur d’abondantes sources, cet ouvrage retrace pas à pas les débats qui l’ont traversée, suit les expériences qui ont été menées et restitue le rythme des palpitations de ces assemblées ouvrières et populaires qui devront faire face à une sanglante répression.

- “Nous n’oublierons pas les poings levés, Reporters, éditorialistes et commentateurs antifascistes pendant la guerre d’Espagne” d’Anne Mathieu, 696 pages, janvier 2021
Grâce aux reportrices et reporters qui, dès l’été 1936, franchirent la frontière, grâce aux journalistes qui frémirent sous les bombes d’un coin à l’autre de l’Espagne, nous plongeons dans un monde ancien qui devient présent.
De l’enthousiasme mêlé d’inquiétude des débuts à l’horreur des bombardements, de la menace sur l’Europe recélée par cette guerre à l’arrivée des réfugié·es sur le sol français, chaque événement, chaque atmosphère, chaque détail est dépeint par leurs reportages.
Le livre s’attarde aussi dans les bureaux des rédactions, la parole étant donnée aux éditorialistes, aux commentateurs et commentatrices. Leurs interrogations et réflexions entrent en résonance avec les reportages, et nourrissent le chemin du lecteur et de la lectrice dans cette période.
Quelque deux cents figures de journalistes accompagnent cette route, dont la plupart sont aujourd’hui méconnues ou inconnues émergent.
Jamais un ouvrage ne leur avait donné la parole. Jamais on n’avait touché cette « histoire-en-train-de-se-faire » en se plongeant dans les articles de celles et de ceux qui se battirent par la plume pour la cause antifasciste.
Au croisement de l’histoire culturelle, de l’histoire de la presse et de celle des combats antifascistes, 90 ans après la proclamation de la Seconde République espagnole, une histoire toujours actuelle.

- “Nous vous écrivons depuis la révolution, Récits de femmes internationalistes au Rojava” Collectif, 192 pages, mars 2021
« Ce livre est parti d’un désir et d’une nécessité : partager les expériences, les rencontres et les émotions qui nous ont traversées au cœur de la révolution du Rojava. Un désir, parce qu’autant de beauté, d’énergie et d’espoir doivent être diffusés le plus largement possible et doivent pouvoir imprégner chacune de nos vies, chaque lutte à travers le monde. Une nécessité parce qu’il est de notre responsabilité de ne pas faire de ce temps au Rojava une expérience personnelle, mais de faire connaître le projet et la réalité révolutionnaire de celles qui nous ont tant appris. »
L’ouvrage que vous tenez entre vos mains a été pensé collectivement et écrit par des femmes : internationalistes, mères, journalistes, militantes, principalement françaises, qui ont passé de quelques jours à plusieurs années au cœur de la plus jeune révolution du Moyen-Orient.
Avec ce récit, elles nous invitent à découvrir le projet et la réalité des femmes du Rojava et du nord-est syrien, qui depuis 2012 travaillent minutieusement à la création de leurs structures autonomes : autodéfense armée et civile, éducation, coopératives, démocratie de base...
Textes de réflexion, poèmes, contes, extrait de journaux intimes, lettres, interviews, autant de formes différentes qui font palpiter ce livre et permettent d’approcher les émotions les plus intimes, la pratique quotidienne et les enjeux géopolitiques.
Une porte ouverte aux réflexions et discussions pour se nourrir ici de ce qui est expérimenté là-bas.

ÉDITIONS CMDE :

- “L’éblouissement de la révolte. Récits d’une Arménie en révolution “ de Jean-Luc Sahagian, 93 pages, 2020
En Arménie, au printemps 2018, c’est la révolution. L’ensemble du pays est sorti dans les rues pour déloger le pouvoir corrompu, en place depuis des lustres. Dans un récit enlevé, incarné, tout à la fois drôle et poétique, Jean-Luc Sahagian raconte de l’intérieur ce mouvement populaire auquel il participe et qui se dévoile dans toute sa puissance. C’est aussi un voyage mental auquel nous convie le narrateur, nous exposant ses doutes et ses espoirs face à un changement qui vient bouleverser ses certitudes.
Lorsque l’obéissance meurt devant les yeux effarés des chefs, lorsque tout le monde veut changer de système et qu’il y parvient, l’espoir renaît. Quelle qu’en soit l’issue, personne ne sort indemne de l’éblouissement de la révolte.

EDITIONS DE LA ROUE :

- “Hommage à la révolution espagnole - Les Amis de Durruti dans la guerre civile 1936-1939” de Miguel Amoros, 365 pages, 2019
Le groupement "Les Amis de Durruti" se constitua progressivement, après la mort de Durruti, à la faveur des "débats" très agités qui accompagnèrent la résistance, voire le refus de la militarisation des milices, c’est-à-dire la recréation d’un appareil militaire classique, en grande partie aux mains des staliniens.
Ils luttèrent contre l’abandon des objectifs révolutionnaires par les dirigeants anarchistes et la bureaucratisation concomitante de la CNT. Ils dénoncèrent et subirent comme beaucoup de révolutionnaires l’intense répression stalinienne et républicaine pendant et après les journées de mai 1937 qui marquèrent la fin du projet égalitaire et libertaire au cours de la guerre civile.

ÉDITIONS ATELIER DE CRÉATION LIBERTAIRE :

- “Antimilitaristes anarchistes non-violents, Barthélemy de Ligt (1883-1938) Pierre Ramus (1882-1942)” Collectif Désobéissances libertaires, 154 pages, 2019
L’imaginaire libertaire se nourrit abondamment des «  exploits révolutionnaires  » qui ont jalonné l’histoire du mouvement anarchiste depuis ses débuts. On y remarque, entre autres, une sorte de fascination nourrie par des images fortes avec des hommes et des femmes brandissant des armes reproduites régulièrement par la presse militante, dans des récits de mouvements «  révolutionnaires  » ou encore par des postures théoriques qui tentent d’atténuer, voire de dénigrer, l’apport de la culture et des pratiques des anarchistes se réclamant de la non-violence. Et si la très grande majorité de ces militant·e·s continue à affirmer son attachement théorique à l’antimilitarisme, celui-ci semble être lié davantage à un monde à venir qu’à une pratique quotidienne.
Et pourtant, nombreux sont les exemples de personnes ayant cherché dans l’anarchisme, dans l’antimilitarisme et la non-violence, les ressources pour proposer non seulement une «  vision du monde  », mais un engagement constant pour atteindre une société sans violence, sans armées, basée sur des pratiques les plus horizontales possibles.
Parcourir la vie et des textes du Hollandais Barthélemy de Ligt (1883-1938) et de l’Autrichien Pierre Ramus (1882-1942), que nous vous proposons dans ce volume, nous donne d’un côté la possibilité de faire connaître une partie de cette histoire et, de l’autre, de la matière à réflexion pour continuer à enrichir et développer une culture libertaire dont l’objectif, nous semble-t-il, est de créer une société non-violente.

ÉDITIONS SMOLNY :

- “Asturies 1934. Une révolution sans chefs”, Ignacio Diaz, 254 pages, 2021
En octobre 1934, suite à l’entrée au gouvernement espagnol de la droite la plus conservatrice, une grève insurrectionnelle explose dans les bassins miniers des Asturies. Le prolétariat, uni à la base en une Alliance ouvrière révolutionnaire, proclame la République socialiste. Pour suffoquer la rébellion, 30 000 soldats sont envoyés, dirigés par un certain général Franco. Se joue alors la répétition générale de la révolution de 1936 et de la guerre qui devait y mettre un coup d’arrêt.
L’ouvrage, complété par un important dossier, retrace l’élan et l’écrasement de l’éphémère « Commune asturienne », épisode peu documenté en français mais aux enjeux mémoriels et historiographiques encore vifs.

ÉDITIONS DE MINUIT  :

- “La Révolution allemande, 1917 -1923” Pierre Broué, 988 pages, 1971
La première moitié du XXe siècle en Allemagne n’a pas seulement été marquée par deux guerres mondiales et le fascisme nazi. Entre 1918 et 1923 a eu lieu la Révolution allemande, connue pour avoir renversé la monarchie et établi la République de Weimar, mais aussi pour la tentative du prolétariat allemand de conquérir le pouvoir. Cette révolution est le lien entre les deux guerres mondiales, elle met fin à la Première, et sa défaite prépare le terrain pour le fascisme.
Pierre Broué (1926-2005), professeur d’histoire à Grenoble. Trotskiste, il fut exclu du Parti Communiste Français et consacrera sa vie entière à la défense des idées du marxisme et de l’histoire du mouvement communiste. Ses œuvres les plus connues sont : La Révolution et la guerre d’Espagne (1961), Trotsky (Biographie – 1988) et Communistes contre Staline (2003)

ÉDITIONS LE CHIEN ROUGE :

- “Péage Sud” de Sébastien Navarro, 335 pages, 2020
C’est l’histoire d’un gars qui a lu plein de bouquins sur la révolution et qui a failli passer à côté de celle en train de germer sur le rond-point à côté de son village.
L’histoire d’une rencontre entre un intello maladroit et une foule sortie de son mouroir périphérique pour hurler à la face du monde sa soif de dignité et de justice sociale. Une histoire de manifs organiques, de pétroleuses magnifiques et de rires aux larmes lacrymogènes - en gilet jaune.

ÉDITIONS LIBRAIRIE UNIVERSELLE  :

- “L’homme et la terre” Tome 1 à 6, Elisée Reclus, 574, 576, 639, 651, 569 et 579 pages, 1905
L’Homme et la Terre est une encyclopédie géohistorique d’Élisée Reclus en six volumes, publiée de façon posthume entre 1905 et 1908.

ÉDITIONS MILLE SOURCES :

- “Rirette l’insoumise” de Anne Steiner, 2013, 158 pages, réédition 2021.
Dans le Paris de la Belle Epoque, une Corrézienne, Anna Estorges, dite Rirette Maîtrejean, qui a choisi de fuir sa famille pour « vivre sa vie », découvre le milieu anarchiste individualiste : des jeunes gens de condition modeste, souvent venus de province, qui remettent en cause tous les préjugés et les normes de leur temps, et s’efforcent de vivre en conformité avec leur éthique. Avec son compagnon Victor Serge, elle devient en juillet 1911 responsable de l’hebdomadaire "l’anarchie", porte-parole du mouvement individualiste, fondé en 1905 par Libertad. C’est à ce titre qu’elle sera inculpée de complicité avec les membres de la « bande à Bonnot », dont plusieurs étaient d’anciens collaborateurs de ce journal. Après avoir accompli un an de prison en préventive, Rirette prendra ses distances avec le milieu, sans pour autant renier ses convictions libertaires, qu’elle conservera jusqu’à sa mort, en juin 1968.

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