Les rencontres du Maquis pour l’émancipation du 10 au 15 août à Minerve (34)
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La Commune du Maquis

Bois ­Bas
34210 MINERVE

Mardi 10 août

17 heures : CQFD et L’EMPAILLÉ.
Deux expériences de presse de la liberté, solidaires de la lutte sociale : problèmes économiques, juridiques, diffusion et perspectives.
21 heures 30 :« Pour le monde qui va », documentaire en cours (copie de travail) d’Iro Nube et Bonita Papastathi.
Personne n’a prévu leur émergence. Ils sont là !
En novembre 2018, tout le décor de la normalité quotidienne se trouve suspendu. Les Gilets jaunes reprennent la rue sa­medi après samedi. Acte après acte. On pourrait y voir un de ces rares moments où l’indignation déborde les discours et où ce qui ne va pas apparaît aux yeux des gens comme inacceptable. On ne veut plus vivre comme avant.

Mercredi 11 août

11 heures : Georges Lapierre est l’auteur de« La Commune d’Oaxaca » et de « Le Mythe de la raison » . Il a participé aux livres collectifs Hommes de maïs, cœurs de braise. Cultures indiennes en rébellion au Mexique et Invitation au voyage. Ren­contre avec des indigènes zapatistes. En 2015, il publie Être ouragans. Écrits de la dissidence.
Ce matin là il vient animer une causerie sur les origines et les fondements de l’inégalité, dont ne sont guère dissociables l’origine et le fondement de l’argent.
17 heures : Charles Macdonald, au­teur de « L’Ordre contre l’Harmonie, une anthropologie de l’anarchie », montre comment Homo sapiens a vécu sous deux régimes fondamentalement opposés de vie collective. L’un est anarchique et grégaire, sans pouvoir mais doté d’une une cohésion qui vient d’ailleurs, tandis que l’autre étant hiérarchique, la cohésion est imposée par le pouvoir. L’auteur développe un modèle attes­té par des applications historiques, ethnographiques et sociologiques concrètes (notamment Cosaques, pirates, Inuit, Palawan, communautés hippies et post catastrophiques) dont le nombre et la variété au cours de l’histoire récente et ancienne démontrent l’existence universelle dans notre espèce d’une aspiration anarchique. Ici, l’anthropologie valide et prolonge l’inspiration et les aspirations anarchistes.
21 heures 30 : Danse panique. Lu­cie Taffin joue de l’accordéon et Jérôme Roubeau de la batterie, deux instruments acoustiques qui électrisent et font danser. Si danser n’a jamais tué les soucis du monde, cela les éloigne pour un bon moment.
Chansons en mouvement, chansons de changement, de bouleversement. Danse Panique réunit deux musiciens de grand air ; sachant reproduire sur scène la caresse du vent sur le visage.

Jeudi 12 août

11 heures  : Thierry Ribault présente« Contre la Résilience ­ À Fukushima et ailleurs ».
« Promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation.(...) À la fois idéologie de l’adaptation et technologie du consentement (...), la résilience constitue l’une des nombreuses impostures solutionnistes de notre époque. Cet essai, fruit d’un travail théorique et d’une
enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l’accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part à sa critique. »
17 heures : Anarchiste et éditeur passionné, Hervé Trinquier lancera le débat sur un sujet qui avec le mouvement des Gilets jaunes a repris place dans les choix organisationnels posés par la conduite de la révolte sociale : centralisme ou fédéralisme.
La question n’est pas nouvelle. Les jacobins tranchèrent sans hésiter contre les pratiques assembléistes populaires, et à leur suite la bourgeoisie de tous les régimes qui ont suivi.
21 heures 30 : CINÉMA.
Un court et un moyen métrages, de Christophe Clavert. « La route de Cayenne » :
De nos jours, un homme évadé d’un centre de rétention parcourt les routes en cherchant à rejoindre Paris. Parallèlement, en 1894, une étrange scène se déroule dans un appartement.
Little President : de la résidence universitaire lilloise où il a été hébergé après le démantèlement de la jungle de Calais, Khalid témoigne du parcours qui l’a mené en France, depuis le Soudan en passant par l’est européen, et de ce qu’a été, pour lui et d’autres, la Jungle.

Vendredi 13 août

11 heures  : Mathieu Léonard présente « L’Émancipation des travailleurs, une histoire de la première Internationale ».
C’est tout un monde qui change, avec la Commune de Paris pour pivot. Bien des questions qui sont les nôtres sont déjà posées dans les congrès de la Première Internationale.
17 heures : Débat sur le mouvement des gilets jaunes, animé par l’auteur de « Péage sud », Sébastien Navarro.
C’est l’histoire d’un gars qui a lu plein de bouquins sur la révolution et qui a failli passer à côté de celle en train de germer sur le rond­ point de son village.
Rencontre entre un intello maladroit et une foule sortie de son mouroir périphérique pour hurler à la face du monde sa soif de dignité et de justice sociale. Une histoire de manifs organiques, de pétroleuses magnifiques et de rires­ aux­ larmes lacrymogènes.

21h30 : Après avoir tenu son stand d’art Rom au long de la journée, Tania Magy présentera son film « Nous les enfants gitans », réalisé sur deux années d’ateliers vidéo avec des enfants gitans et manouches. Tania est prête à animer un débat à l’issue de la projection.

Samedi 14 août

11 heures  : Présentation par Renaud Garcia de son ouvrage traitant de La Collapsologie.
L’effondrement des sociétés industrielles deviendrait si­ non certain, du moins probable. À l’ombre de ce curieux futur sans avenir, les nouvelles sensibilités politiques sont façonnées par un discours écologiste effondriste, qui ne cesse de s’étendre. Cette prise de conscience paraît encourageante. À ceci près que cette collapsologie, autrement dit l’étude des effondrements passés, présents et à venir, et des moyens de s’y préparer, pourrait bien n’être qu’une énième recomposition du Spectacle. Cet ensemble de constats scientifiques, de grandes orientations éthiques et de conseils pratiques de survie participe de l’occultation d’une part de l’écologie po­litique. Celle qui a pourtant mené la critique la plus pertinente du capitalisme industriel, et a proposé les voies les plus sûres pour en sortir. En ce sens, la collapsologie est l’écologie mutilée.
17h : Élodie Serna, qui vient de publier « Opé­ration Vasectomie, histoire intime et politique d’une contra­ception au masculin », présente l’ouvrage.
La stérilisation masculine fait parler d’elle en Europe dès les années 1920. En France, elle demeure longtemps une pratique quasi exclusive des milieux libertaires avant d’entrer enfin dans les cabinets médicaux. La contraception masculine – notamment la vasectomie – suscite un intérêt croissant. Elle interroge la relation des hommes à la virilité ainsi que le partage des responsabilités contraceptives. Mais au ­delà des questions de genre, réintégrer la vasectomie
dans l’histoire et l’actualité de la contraception permet de décaler le regard sur les enjeux politiques de la pro­ création. Et de poser une question toute simple : alors les gars, quand est­-ce que vous vous y mettez ?
21 heures 30 : Musique !
« EPILEXIQUE », une performance textuelle et musicale, genre électro textuel ou Cérébro Dancing (en écoute SON).
Dialogue entre une révoltée à la verve brute et engagée et un musicien obsessif aux sons minimalistes, trafiquant des machines, synthétiseurs et boites à rythmes. Un univers grinçant et sauvage, entre absurdité, poésie noire et espoir.

Dimanche 15 août

11 heures : Philippe Godard portera nos regards vers des rapports adultes ­enfants grand ouverts à l’émancipation.
« Le futur est dans l’enfance. Surtout parce que l’enfance est le seul état dans lequel l’humain fasse profondément alliance avec l’univers qui l’entoure et qui, seul, autorise qu’il vive. Dans la situation actuelle de la planète, notre principale possibilité d’un futur émancipé, pour nous et tous les êtres vivants, réside précisément dans cette alliance que portent en
eux les enfants avec l’univers qui les entoure, qui nous entoure. »

le programme en PDF :

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Pour venir :
Arrivée par Béziers, Carcassonne ou Narbonne :
À Minerve prendre la direction Boisset. Puis suivre les
indications BoisBas ou Le Maquis. C’est le même lieu, à
une douzaine de kilomètres de Minerve.

Arrivée par St Pons :
Prendre la direction Narbonne.
Quelques kilomètres plus loin prendre la direction
Boisset, sur la droite. continuer, toujours en direction
de Minerve, jusqu’à l’indication Le Maquis, à droite.

La Commune du Maquis , petite fédération rurale, est établie sur le Hameau de Bois ­ Bas, à 12 km. du village de Minerve (34210), en pleine cam­pagne. Bois­Bas étend ses presque 270 hectares entre la rivière Cesse et les contreforts de la Montagne Noire, à quelque 45 km. de Narbonne, 60 de Bé­ziers, ainsi que de Carcassonne et Mazamet. Diverses activités agricoles, culturelles, pédago­giques sont développées par La Commune du Maquis : élevage de brebis et chèvres ; à la fabrication de fromage de chèvre et de pain s’ajoutent une ludothèque enfantine, l’accueil d’enfants ou d’adultes autistes et l’organisation d’évènements d’agitation culturelle contre les principes de domination, d’exploitation et ce qui en découle...

• Les gares SNCF les plus proches sont Narbonne et Lézignan.
• Le camping est spacieux et ombragé.
• Un petit nombre de chambres et gîtes.
• Bar et restauration sur place.

Le camping, et la restauration sont à prix libre pour les personnes venant, du 10 au15 août, assister aux Rencontres du Maquis pour l’Émancipation.

Réservations (chambres et gîtes) : culturedumaquis@riseup.ne t

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