LITHOGRAPHIES, BANDES DESSINEES, CROBARS, et autres PHOTOS à zieuter
Article mis en ligne le 27 avril 2020
dernière modification le 21 octobre 2020
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1898 : « Le gâteau des Rois et ... des Empereurs »

« Le gâteau des Rois et ... des Empereurs » est un dessin d’Henry MEYER (1841-1899), qui a notamment réalisé des illustrations pour des romans de Jules Verne. Cette caricature - réalisée pour Le Petit Journal, 16/1/1898 (Supplément illustré) - représente la situation de la Chine en 1898, tiraillée entre différents impérialismes.

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1936 : August LANDMESSER

August LANDMESSER était un travailleur à l’arsenal Blohm und Voss de Hambourg, connu pour son apparition sur une photographie où il refuse d’effectuer le salut nazi lors de l’inauguration d’un vaisseau d’entraînement, le Horst Wessel. Il est membre du Parti nazi de 1931 à 1935, mais après avoir été père de deux enfants avec sa femme juive, il est reconnu coupable de « déshonorer la race » et traité comme un opposant...LIRE LA SUITE


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1984 : La fin du « King Coal » ?

Cette photo de John Harris prend en flagrant délit un policier attaquant Lesley Boulton, une militante de Sheffield, alors qu’elle appelait une ambulance pour secourir un manifestant blessé. L’image devint un symbole de la lutte (1984-1985) des mineurs anglais et fut reproduite sur des cartes postales, des affiches et des journaux engagés. C’est à Orgreave qu’ont lieu les combats les plus importants entre des milliers de mineurs et de policiers. On y dénombre plus d’une centaine de blessés : « Orgreave était une cokerie du nord-est du pays ravitaillant l’aciérie géante de Scunthorpe. Le débrayage de ce site était l’un des enjeux clé du NUM, le syndicat des mineurs, dans le but de « paralyser tout mouvement de charbon »...LIRE LA SUITE

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Viatcheslav SYSSOÏEV (1937-2006)

Viatcheslav SYSSOÏEV était un caricaturiste féroce du « socialisme réellement existant » :
« Jusqu’à l’âge de 38 ans, Slava n’avait pas franchi le pas : illustrateur éblouissant, dessinateur suprêmement doué, bricoleur impénitent, il ne montrait qu’à ses copains ses productions. […] Toujours est-il qu’un jour de 1975, alors qu’on annonçait de bouche à oreille une exposition officielle d’art non officiel (!), il proposa aux organisateurs deux de ses œuvres, non pas sur la vie soviétique, mais des caricatures de Mao Tsé-tung. Autant dire du diable … La face asiate, abhorrée, du grand timonier ennemi du peuple soviétique apparaissait, énigmatique, ou bien souriait satisfaite d’être léchée, pourléchée, par les langues pointues de pin-up en extase. Les censeurs rirent jaune […] Les conséquences ne se firent pas attendre : l’artiste perdit son emploi et se trouva, de ce fait, amené à se consacrer plus complètement et plus intensivement à sa passion : la caricature... LIRE LA SUITE

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Rosa la rouge, BD de Kate Evans, 2017

Dans ce formidable roman graphique, Kate Evans retrace les nombreuses vies de la principale théoricienne marxiste du début XXe, de l’internationaliste ardente comme de la femme passionnée.
Une couverture magnifique, des dessins noir et blanc, une construction sensible et claire, une prodigieuse richesse de notes font de cette BD l’ouvrage parfait pour découvrir Rosa la Rouge !
Gilbert (Badia) et JP (Nettl) auraient sans nul doute apprécié le sérieux et la légèreté de l’ensemble auquel on peut appliquer ce que disait Nettl de son propre ouvrage : « (...) cette biographie se propose de tracer un portrait assez complet de Rosa Luxemburg, d’en évoquer la personnalité vivante et active dans son rôle privé comme dans son rôle politique. Une des raisons de l’ampleur de ce livre est la multiplicité des plans (...) : le point de vue politique et le point de vue personnel, la perspective polonaise et allemande, tactique et stratégie, pratique et théorique, historique et actuelle ... »... LIRE LA SUITE


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Le linceul du vieux monde, BD de Christophe GIRARD

Présentation de l’éditeur :
1831. Depuis un an, Charles X, roi de France autoritaire et réactionnaire a été renversé. Louis-Philippe soutenu par la haute bourgeoisie est sacré comme roi des français. Les banquiers et la bourse sont au pouvoir.
À Lyon, l’industrie dominante est le tissage de la soie, un produit de luxe qui assure les 2/3 des exportations françaises et 90 % de la production mondiale. Les ouvriers de la soie qu’on appelle canuts sont exploités de telle manière que même certains affairistes sont choqués par les conditions de travail abominables des canuts. Les 15 heures de travail journalier leur assurent à peine de quoi survivre. Mais la loi du profit est supérieure et sous prétexte d’une concurrence chinoise à peine émergente, le patronat, « les fabricants », décident en novembre 1831 de baisser les salaires.
Le 21 novembre, les canuts cessent le travail et descendent dans la rue manifester pacifiquement. La garde nationale, milice tenue par les fabricants, tire sur la foule. LIRE LA SUITE

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Simon du fleuve, les esclaves, BD de Claude Auclair

Claude AUCLAIR (1943-1990)

AUCLAIR Claude est un dessinateur réaliste des années 1970/ 80. Sa série phare « Simon du Fleuve » semble porteuse d’une vision pessimiste du progrès humain, de retour aujourd’hui avec les théories du déclin, voire de l’effondrement. Sa description du monde communautaire comme du processus de révolte des « Esclaves » est pourtant typique des courants contestataires des années 1970 : « Simon fuit les cités peuplées de miséreux dominés par les Seigneurs, derniers vestiges d’un monde qui n’a pas survécu aux chocs pétroliers, comme le décrit Auclair dans Le Clan de Centaure. Il donne à ces Seigneurs l’apparence de soldats américains. On est alors en pleine lutte contre la guerre du Vietnam et Auclair milite pour la paix. Les Seigneurs sont les seuls à disposer de l’électricité et du pétrole nécessaires à leur industrie. Ils possèdent des machines volantes et des armes puissantes dont ils se servent pour asservir les paisibles êtres humains revenus à une vie rurale.LIRE LA SUITE


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Jean-Marc REISER (1941-1983)

REISER Jean-Marc est un dessinateur de presse qui participe, en 1960, à la création du mensuel « Hara-Kiri » fondé par Cavanna, Georges Bernier (le « Professeur Choron ») et Fred [(1931-2013), surtout connu pour la série « Philémon ».]. Ce magazine deviendra l’un des fleurons de la culture underground des années suivantes. Son œuvre est considérable puisqu’il collaborera aux journaux « Pilote », « Action », « Charlie Hebdo », « La Gueule ouverte », « Métal hurlant », « L’Echo des savanes ». Son dessin est toujours remarquable de simplicité, portant l’essentiel : un humour cru, féroce mais terriblement lucide.
PARISIS Jean-Marc (Collectif), Reiser forever, Denoël Graphic 2003 ;
Reiser – Biographie 2003 ;

  • Voir aussi une courte vidéo de présentation (« Entrée Libre », journal de la culture de France 5 du 20 novembre 2018.
  • Voir quelques planches extraites des albums « On vit une époque formidable » (1976) et « La vie au grand air » (1970-1979).


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André FRANQUIN - Idées noires

André FRANQUIN (1924-1997)
« Son ami René Goscinny lui avait pourtant tendu une belle perche. « Et tes monstres ? Ah ! S’ils avaient la bonne idée de venir pondre un jour leurs œufs fétides du côté de « Pilote », cela nous ferait tant plaisir ! » Le scénariste d’Astérix faisait semblant d’oublier que les monstres avaient pour vertu d’alléger, tout au long de sa planche, l’effort du dessinateur marathonien. « J’adore faire ça, parce que c’est une liberté totale. Ça favorise une espèce de recherche d’un style plus fantaisiste. » […] « En essayant de faire de la silhouette pour « Les Idées noires », il m’est venu un style un peu moisi, où je mets des blancs dans les noirs. Cela donne du dessin noir et blanc qui colle parfois très bien avec la réalité. Je ne désespère pas de trouver un style plus précis car, pour le moment, j’ai l’impression de faire du Gaston trempé dans la suie. » […]
Pourtant, après avoir terminé l’équivalent de la moitié d’un nouvel album, Franquin, à la stupeur générale, jeta l’éponge. « Ces albums étaient plus pessimistes que de révolte. Cela devenait trop facile, il existe tant de choses négatives. Avec les « Idées noires », j’ai été frappé de la manière dont je pouvais déprimer les autres. »LIRE LA SUITE

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QUINO (1932-2020)

Fils d’immigrants espagnols, on l’appelle Quino (diminutif espagnol de Joaquín) dès sa naissance pour le différencier de son oncle Joaquín Tejón, peintre et dessinateur publicitaire qui lui aurait fait découvrir sa vocation très jeune. Il est bien entendu connu pour la série de bandes dessinées « Mafalda », publiée à l’américaine en bandes de deux ou trois cases (ou "strips"). L’origine de « Mafalda » se situe dans une commande faite en 1963 par la marque d’électroménager « Mansfield » qui demanda à Quino des dessins publicitaires mettant en scène une famille (le père, la mère et une petite fille dont le nom devait commencer par les lettres MA). La commande publicitaire fut finalement abandonnée par le client, mais Quino ne se résolut pas à délaisser ses personnages.
Publiée de 1964 à 1973, la bande-dessinée Mafalda a fait l’objet de 12 tomes, parus en France aux éditions Glénat. Avec un humour subtil, le personnage s’interrogeait sur les dysfonctionnements du monde et interpellait ses parents, un agent d’assurances et une femme au foyer, sur les problèmes économiques et sociaux, les inégalités, la corruption, la guerre, l’environnement. À travers la série « Mafalda », c’est Quino qui exprime ses idées sur son époque. Il y met en avant son anticonformisme – Quino a vécu en exil à Milan, pendant la dictature militaire qui a ensanglanté l’Argentine, de 1976 à 1983.LIRE LA SUITE


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1914 : Première boucherie industrielle

Jacques Tardi, né en 1946, est auteur de Bd. Il est surtout connu pour la série Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec et ses adaptations des romans de Léo Malet, Nestor Burma.
Le Premier conflit impérialiste mondial est aussi un de ses thèmes de prédilection. Ses récits, marqués par leur rigueur historique – il collabore avec l’historien JP Verney, spécialiste de cette « Putain de guerre » -, illustrent le destin tragique de la chair à canon. Son trait, noir et blanc, dépouillé mais précis, crû et émouvant montre avec force la collision entre le pot de glaise et la ferraille fatale. Ses nombreuses rééditions et traductions prouvent sa pertinence. En 2011, sa traduction américaine, It Was the War of the Trenches, a reçu deux récompenses au très prestigieux Prix Eisner dans les catégories « Meilleure œuvre inspirée de la réalité » et « Meilleure édition américaine d’une œuvre internationale ».
En complément, on pourra relire Les carnets de guerre de Louis Barthas. BARTHAS (1879-1952) pour rédiger ces centaines de pages, n’avait qu’un certificat d’ études mais était un lecteur avide, curieux de tout (Hugo, Zola, Marx ...). De famille très modeste, il était ouvrier agricole puis tonnelier dans un village de l’Aude. Là, il participe à la création du syndicat des ouvriers agricoles, est membre du parti socialiste et milite aux côtés de Jaurès.LIRE LA SUITE


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