Films sur la Guerre d’Espagne
Article mis en ligne le 20 novembre 2013
dernière modification le 15 avril 2017
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« DIEGO », film de F. Goldbronn, 40 mn, 1999

“Ce 19 juillet 1936, j’ai vu des choses merveilleuses, comme ces gens en guenilles, qui attaquaient une banque et en sortaient des caisses pleines de billets, et personne n’en garda un. Et quand quelqu’un disait : "Mais pourquoi brûlez-vous l’argent ?” ils répondaient : "Parce que l’argent est notre malédiction. Il nous a fait pauvres. Si nous supprimons l’argent, là sera notre grande richesse." Diego Camacho, dit Abel Paz, révolutionnaire anarchiste dans les rangs du CNT.
Une nuit, dans l’une de ces bodegas de Barcelone où le vin coule encore du tonneau, un vieil homme, Diego, regarde des photos jaunies. Il nous transmet un peu de ce qui l’a fait vivre, de ce qui nous fait vivre, la croyance en la possibilité d’un monde meilleur. Frédéric Goldbronn se met avec rigueur au service de cette parole exceptionnelle et signe l’un de ses meilleurs films. Un film sur le travail de la mémoire, qui repose sur un double dispositif : il prend appui sur une iconographie originale de la guerre d’Espagne pour interroger la mémoire de l’un de ses derniers survivants et, en même temps, se sert de la mémoire vivante pour questionner la mémoire photographique.



« VIVRE L’UTOPIE », film de Juan Gamero, F. Rios, Mariona Roca, Mitzi Kotnik, 1h34, 1997

Documentaire sur l’Espagne libertaire de 1936 dans lequel une trentaine d’anciens militants anarchistes témoignent de l’application concrète de l’anarchisme par plusieurs millions de personnes en Catalogne et en Aragon.


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« UN AUTRE FUTUR », film de R. Prost, 2 parties de 2h 30mn et 55mn, 1989

Ce film est né de la volonté des vieux libertaires espagnols de reconstituer la mémoire collective de leur génération, et de nous en laisser témoignage. Dispersés par l’exil, affaiblis par l’âge, ils ont gardé une étonnante jeunesse lorsqu’il s’est agit de se lancer, une fois encore, dans une aventure commune. Dans la résistance à Franco. Ils maintiendront tout ce qui fait leur force et leur singularité ; la permanence de leur propre culture, ils connaîtront tout ; la clandestinité, l’exil, les grèves, la résistance armée...
C’est le sacrifice d’une génération qui, durant un demi-siècle, n’a pas admis qu’on efface de la mémoire collective une expérience singulière qui n’a fait aucune concession aux idéologies totalitaires du XXe siècle.
A travers quelques portraits exemplaires et des images d’archives inédites, l’histoire de cet exil et de cette résistance.

1ère partie : « l’Espagne en rouge et noir »

2ème partie : « Contre vents et marées »


Les MUJERES LIBRES :

« DE TODA LA VIDA », film de Lisa Berger et Carol Mazer, 54 mn, 1986 :

De toda la vida (Lisa Berger y Carol Mazer, 1986) est un documentaire sur l’organisation Mujeres Libres qui raconte a travers d’entrevues, la participation de ses membres à la guerre civile espagnole et leurs luttes quotidiennes comme anarchistes et comme femmes dans la guerre et la révolution. Les protagonistes parlent de comment elles se sont impliquées dans la guerre, de leurs relations avec d’autres organisations anarchistes et de leur vie depuis ce temps. Des décennies plus tard, Mujeres Libres reste une modèle de féminisme révolutionnaire.

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"INDOMPTABLES, UNE HISTOIRE DES MUJERES LIBRES", film de Juan Felipe, 1h 01mn, 2011

"Avec ce travail, nous voulons mettre en lumière une autre partie de notre histoire, celle qui raconte l’expérience de "MUJERES LIBRES" (Femmes Libres). En plein mois de Mai 1936, naît le premier numéro de la revue "Mujeres Libres". Un an plus tard, en Août 1937, le premier congrès de la Fédération Nationale des Femmes Libres se déroule à Valence. Cette organisation féministe d’obédience anarchiste voulait que les femmes se libèrent elles-mêmes du cruel esclavage de l’ignorance. Oubliée même par leurs propres camarades, "Mujeres Libres" compta jusqu’à 20 000 adhérentes. Le tourbillon de la guerre les empêcha de développer leur programme en "paix", mais rien ni personne ne put empêcher que germe la graine qu’elles portaient au plus profond d’elles-mêmes. Ce travail cherche à sortir ces femmes de l’oubli, à dénoncer l’invisibilité à laquelle sont soumises, non seulement Mujeres Libres, mais aussi les femmes et les groupes de femmes qui, par cohérence, mènent jusqu’au bout leur dissidence et restent à la marge de structures préétablies."


« NI PEONES, NI PATRONES » (Ni valets Ni patrons), film de Hanneke Willemse, Jan Groen, Leen van de Berg, 56 minutes, 1986

Durant la guerre civile espagnole, les anarcho-syndicalistes, organisés dans la CNT, ont mené, à terme, une révolution sociale qui était, pour eux, la seule vraie réponse au fascisme. L’idéal de l’autogestion, fut mis en pratique par beaucoup de ces militants.
Dans de grandes zones de l’Espagne républicaine, on commença à vivre dans une société où tous étaient égaux et où personne n’exploitait personne.
L’Aragon fut une des régions où se développa le plus cette révolution sociale. Aussi, les habitants de la région du Cinca, collectivisèrent l’économie, suivant le principe « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins. ».
Les personnages du film sont des femmes et des hommes de la région du Cinca. Ils parlent de leur expérience dans les années trente et expliquent leur idéal révolutionnaire. Ils nous montrent l’importance de l’enseignement anarchiste pour réaliser une révolution sociale et pour le maintien de leurs idéaux pendant les quarante ans de la dictature de Franco.

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" SUEÑOS COLECTIVOS, (rêves collectifs), un film de Manuel Gómez et Marco Potyomkin, 1h 44mn, (2011)


« ESPAÑA 1936 », images d’époque, françaises et espagnoles :

VOIR LE FILM


« Espagne 1939, La Retirada »


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